• Chapitre 21

     

     

     

    J'ai adoré écrire ce chapitre. J'espère qu'il vous plaira. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez dans les commentaires.

    J'essaie une nouvelle forme de mise en page, dites-moi ce que vous en pensez.

    Sur ce, bonne lecture!

     

    Chapitre 21

     

    Nous sommes mercredi après-midi. Les jours précédents sont passés à une vitesse folle, je n'ai pas trop vu le temps passer.

    Aujourd'hui, il fait un temps formidable et la température extérieure avoisine les vingt-cinq degrés, ce qui est assez rare pour un début octobre.

    Il est actuellement quinze heures. Normalement, à cette heure-ci je devrais être en train de danser du bollywood ou de, peut-être, apprendre une nouvelle danse et de m'éclater. Malheureusement, ma foulure m'interdit de faire toute activité physique et de me déplacer le moins possible. Mais mon pied guérit au fil des jours et j'ai de moins en moins mal, ce qui est une bonne nouvelle pour moi au bout de cinq jours de souffrance.

    Allongée sur une chaise longue au soleil, sur la pelouse de notre propriété, en train de prendre des couleurs, je lis un livre que je finis par abandonner une heure plus tard. Je décide alors d'écouter les oiseaux chanter et de fermer les yeux. Le silence règne aux alentours de ma maison et je n'entends que des bruits lointains de voiture et de travaux. Je sens la douce brise du vent me frôler le visage. Je sombre petit à petit dans un léger sommeil.

    Des cris viennent troubler le rêve où je me vois sur une plage paradisiaque au sable fin en train de danser face au soleil couchant. Je reprends conscience peu à peu et je réalise que ce sont les cris de mon frère et de ma soeur qui se disputent une nouvelle fois.

    Je me demande quel doit être le sujet de leur intercation. Je décide de remonter le dossier de mon fauteuil et je les observe.

    Au bout de cinq minutes de discussion assez mouvementée, je vois que mon frère n'écoute plus vraiment ma sœur, et qu'il en a marre qu'elle lui crie dessus. Je le vois reculer tout doucement. Le plus discrètement possible, il s'empare du tuyau d'arrosage que ma mère utilise pour arroser ses fleurs, met le jet au maximum et l'allume.

    Jess passe les dix secondes qui succèdent l'ouverture du tuyau à hurler. Lorsque mon frère arrête le tuyau, elle est trempée de la tête aux pieds. Ses cheveux sont tous mouillés, l'eau lui dégouline de partout sur le visage ainsi que son maquillage, et ses vêtements lui collent à la peau.

    «Mais ça va pas la tête? T'es malade!! crie-t-elle, énervée.

    Mon frère n'arrive plus à se tenir droit tellement il est mort de rire, et peine à retrouver son souffle. Il faut dire que la scène était assez drôle à voir, moi-même je rigole.

    Rouge de colère, ma sœur part chercher l'arrosoir dans la cabane de jardin, au fond, et va le remplir jusqu'à son plus grand volume de contenance, tandis que mon frère continue de rire.

    Une fois en face de mon frère, Jess empoigne l'arrosoir par le bas afin que l'eau soit projetée plus rapidement et prend mon frère pour cible. Elle le penche, mais malheureusement pour elle, elle rate son objectif. Je me retrouve toute mouillée en moins de temps qu'il faut le dire pour le faire. Folle de rage, je crie :

    «Non mais vous pouvez pas vous disputer sans me faire chier pour une fois?

    -Désolée, l'arrosoir était trop lourd. Il a dévié, s'excuse ma sœur.»

    Sans prendre compte de ses paroles, je marche rapidement vers la porte d'entrée et je rentre à l'intérieur de ma maison, en colère, pour me changer. Je prends les escaliers, qui sont en face de la porte et au bout du couloir, et je monte dans ma chambre. Je constate alors que, d'après mon réveil posé sur la table de chevet à gauche de mon lit, dix huit heures approche, ce qui signifie que dans une heure et demi environ, nous serons à table. Je ne sais pas trop quoi mettre comme tenue.

    Soudain, une idée de vengeance me vient à l'esprit. Je cherche dans ma penderie, qui se situe à gauche de la porte, un vêtement que je finis par trouver : mon maillot de bain.

    Je le mets puis j'en profite pour prendre mon pistolet à eau, au dessus de mon armoire. Je vais le remplir dans la salle de bain et une fois cette tâche accomplie, j'appelle Alex et Jess en criant par la fenêtre. Croyant qu'il m'est arrivé quelque chose, ils arrivent en courant et j'en profite pour les arroser. Voyant que je suis en maillot, ils rentrent à leur tour dans la maison et partent enfiler le leur.

    Cinq minutes plus tard, nous sommes tous dans le jardin, en maillot de bain, et chacun est armé d'un pistolet à eau. Nous remplissons l'arrosoir afin qu'il puisse nous servir de réserve et nous nous mettons en place. Que la bataille commence!

    Des projections d'eau volent de partout. Certaines nous touchent, d'autres atterrissent par terre sans nuire à la pelouse, mis à part qu'elles l'arrose. Nous prenons différents endroits pour cachette. Pour ma part, je décide de me cacher derrière un arbre, alors que Jess est à moitié planquée derrière la cabane de jardin. Quant à Alex, il a fait basculer ma chaise longue de façon à pouvoir se protéger en cas d'attaque.

    Cela doit faire un bon moment que nous nous arrosons et jouons quand une voix se fait entendre.

    «Je peux savoir ce que vous faîtes en maillot de bain sur la pelouse avec des pistolets à eau à dix-huit heures trente alors que nous sommes au mois d'octobre?»

    Nous avons tous les trois reconnu la voix de notre père. Nous nous retournons et nous l'aperçevons, comme nous l'avons deviné. Seulement il n'est pas seul. Un couple et un garçon de mon âge, que je connais fort bien pour dire qu'il est un sacré idiot, est à ses côtés. Je murmure un «oh non pas lui» inaudible, mais pas pour tout le monde puisque mon frère et ma sœur l'ont entendu. Heureusement pour eux, il ne font pas de commentaires. En attendant, ce garçon est mort de rire tandis que ses parents sont amusés par la scène et la situation, contrairement à mon père, qui est à la fois surpris et énervé de nous trouver dans le jardin à cette heure-ci.

    «On s'amusait, répond mon frère.

    -Et je peux savoir qui a eu cette idée?

    -C'est Lou! Répond Jess.

    -Mais c'est pas moi! C'est Alex qui arrosé Jess en premier!, je me défends.

    -C'est vrai, objecte ma sœur.

    -Mais tu dis n'importe quoi! Réplique Alex. C'est Lou qui nous a jeté de l'eau par la fenêtre.

    -Mais vous n'aviez qu'à pas me mouiller aussi!, je m'exclame. Et vous auriez dû faire votre engueulade de merde à deux balles ailleurs!

    -Je ne t'ai jamais versé l'arrosoir sur la gueule! C'est Jess!

    -Mais t'avais qu'à pas me mouiller au tuyau d'arrosage, connard!

    -STOP!! ÇA SUFFIT!!»

    Nous nous arrêtons net de parler. Je pense que nous avons énervé notre père. Nos invités paraissent surpris de ce haussement de voix, mais restent amusés de la situation.

    «Quand est-ce que vous allez arrêter de disputer pour un rien?»

    Il souffle puis reprend.

    «Les enfants, je vous présente mon patron, monsieur Montigny, sa femme et son fils Brian. D'ailleurs il me semble qu'il est dans la même classe que toi Lou.

    -En effet, je réponds en faisant un faux sourire.

    -Je vous présente mes trois enfants. Voici Jessica, l'ainée qui a vingt ans, Lou qui en a dix-huit, et pour finir mon dernier Alex qui a seize ans.

    -Enchanté les enfants!, nous dit son patron.

    -De même, répond ma sœur de notre part à tous les trois.»

    Et arrive ce moment où tout le monde doit se faire la bise. Je fais d'abord la bise aux parents de Brian pour m'attaquer au pire en dernier. Je m'avance vers ce dernier avec un sourire hypocrite accroché à mes lèvres, et il fait de même.

    Lorsque ce moment désagréable est passé, mon père nous dit :

    «Maintenant vous allez rentrer et vous changer avant que vous attrapiez un rhume, et que vous soyez dans une tenue correcte pour le dîner. Et je rappelle que c'est la priorité à Lou dans les escaliers!

    -Mais je ne suis pas handicapée non plus, je rétorque.

    -Oui mais t'a tellement été maladroite vendredi. On ne sait jamais ce qu'il peut t'arriver dans cette maison.»

    Que répondre à cette phrase à part «merci papa de m'avoir ridiculisée devant ton patron, sa femme et son fils que je déteste»?

    Nous rentrons donc exécuter les ordres de mon père, non sans un léger regret de ne pas pouvoir continuer notre bataille d'eau. Une fois dans ma chambre, j'en profite pour prendre mon téléphone portable posé sur le bureau et j'envoie un message à Rose :

    Génial, le fils du patron de mon père est Brian! En plus mon père m'a ridiculisé en disant en gros que j'étais une catastrophe ambulante et que savait à peine me tenir sur mes 2 jambes. Je sens que je vais passer une excellente soirée! (note bien l'ironie de cette dernière phrase)

     

    Je me change puis je regarde à nouveaux mes messages. Elle m'a répondu seulement deux minutes après l'envoie de mon message.

    Rose :

    Oh ma pauvre! Courage! Et puis, dis-toi qu'une soirée ça passe vite :)

     

    Ce à quoi je réponds :

    Ouais, t'a raison : une soirée ça passe vite :)

     

    Et c'est sur ce dernier message que je descends rejoindre ma famille et celle de Brian dans le salon. Que la soirée commence!

     

     

     

     

     

     

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