• Chapitre 23

     

     

     

    La publication du chapitre sera peut-être mercredi 1er juillet et non dimanche 28 à cause de la fête à mon village.

    En attendant, voici le chapitre 23.

    Bonne lecture!

     

    Chapitre 24

     

    La soirée finit par toucher à sa fin. Vers vingt-trois heures, alors que nous discutons de tout et de rien dans ma chambre, assis sur mon lit, Brian est appelé par ses parents, ce qui signifie qu'ils ne vont pas tarder à s'en aller et à rentrer chez eux. Mes parents m'appelent, ainsi que Jess et Alex, afin de leur dire au revoir.

    À vrai dire, la soirée s'est mieux passée que ce que j'avais imaginé. J'avais pensais que je passerais la plus mauvaise soirée de ma vie, mais en fin de compte je me suis bien amusée et je n'ai pas trop vu les heures s'écouler. Jess, Alex et moi avons appris à faire connaissance avec Brian, même si mon frère le connaissait déjà puisqu'ils sont dans le même club de rugby. J'ai appris qu'il a un frère du même âge que le mien qui se nomme Lucas qui est resté chez eux et qui s'est porté volontaire pour garder leur petite sœur de dix ans, Sarah, qui a attrapé une rhinopharyngite la veille.

    C'est donc en étant un peu déçus que la soirée prenne fin rapidement que nous descendons rejoindre nos parents.

    «Nous allons partir, dit Madame Montigny. Brian tu dis au revoir s'il te plaît.

    -Maman, Brian ne pourrait pas dormir ici ce soir? En plus, il a ses affaires de cours pour demain, demande Alex.»

    Effectivement, Brian avait amené son sac de cours ainsi que quelques affaires afin de faire ses devoirs chez nous car il n'avait pas eu le temps de faire puisque les entraînements de rugby sont le mercredi après-midi.

    Mes parents réfléchissent quelques secondes avant de donner leur réponse.

    «Je ne suis pas contre, répond ma mère.

    -Moi non plus, ajoute mon père. Qu'en pensez-vous Christian?

    -Je suis d'accord, du moment qu'il ne se fasse pas trop remaruqer. Et toi Brian, qu'en penses-tu?

    -Moi ça me pose pas de problème.

    -Bon très bien, dit mon père.»

    Nous disons au revoir aux Montigny avant que ceux-ci ne prennent congé et ne reprennent la route pour rentrer chez eux.

    J'en profite pour souhaiter une bonne nuit à ma famille et à Brian, puis je remonte dans ma chambre.

    Une fois au premier étage, je me lave les dents, j'enfile mon pyjama et je m'écroule sur mon lit, fatiguée par cette belle journée qui vient de s'achever.

    Et je sombre peu à peu dans un sommeil profond.

     

    ***

     

    «Lou, bouge ton cul et lève-toi, crie mon frère en rentrant dans ma chambre.

    -Je te signale que c'est mon réveil qui doit me réveiller, c'est son travail, donc c'est pas la peine de le faire. Tant qu'il n'a pas sonné, je ne bouge pas! Et puis pas la peine de crier!

    -Lou, il est sept heures vingt, ton réveil n'a pas sonné, m'annonce-t-il, calmement.»

    C'est en entendant ce genre de choses que tu réalises qu'il faut que tu te lèves.

    Je me dis que j'ai de la chance de bien m'entendre avec mon frère, vraiment, sinon je pense que j'aurais dormi toute la matinée car il n'aurait pas levé le moindre petit doigt..

    «Et merde, dis-je en me levant en quatrième vitesse. T'aurais pas pu me le dire plus tôt?

    -Désolé, mais je croyais que t'étais en train de préparer, je pouvais pas deviner que tu dormais encore avant de monter me changer!

    Je viens de me rappeler que hier soir, j'étais tellement fatiguée que je me suis endormie sans penser à mettre mon réveil, ce qui fait que je suis en retard de vingts minutes.

    «Qu'est-ce que je suis bête!

    -Quoi?, me demande-t-il.

    -C'est normal que mon réveil n'a pas sonné, je l'ai pas mis hier soir!

    -Et bien je comprends mieux maintenant.»

    Je vais vite dans la salle de bains pour voir à quoi je ressemble, et autant le dire toute suite, je n'ai pas l'air de grand chose. J'ai des petites cernes, les cheveux dans tous les sens et les joues rouges. De plus, je ressens une vive douleur à mon poignet droit. Je le regarde et je vois des traces dessus. J'ai sans doute dû m'endormir dessus cette nuit. Heureusement que ce n'est pas mon poignée gauche, sinon j'aurais et dû mal à écrire.

    Je descends les escaliers le plus vite que je peux, manquant à plusieurs reprises de tomber et de me blesser, sans toutefois que cela ne se réalise. Une fois arrivée en bas sans incident, je vois Brian. Il est en train de finir son petit-déjeuner, et il a l'air plutôt en avance. Quelle impression je dois donner en étant en retard alors qu'il y a un invité à la maison.

    Je suis tellement pressée que je ne prends pas la peine de lui dire bonjour, et je prends la direction de la cuisine. Je remplis mon bol à moitié avec du lait et je le fait chauffer au four à micro-ondes, le réglant pour qu'il soit prêt dans une minute.Pendant ce temps, je fais griller du pain et je cherche le pot de nutella. Mais c'est toujours lorsqu'on est en retard qu'on n'a pas de chance, ce qui fait que je ne le trouve pas.

    «Bordel, il est où ce putain de nutella?, dis-je.

    -Sur la table, dit Brian en rentrant dans la cuisine pour se faire griller une troisième tartine.

    -Merci, dis-je en prenant mes tartines grillées. Et bonjour au fait!

    -Bonjour à toi aussi.»

    Je cours pour aller m'assoir au salon alors qu'il est en train de parler, mais ça ne m'empêche pas d'entendre sa réponse. Je commence à manger ma tartine mais elle tombe sur mon pyjama.

    «Et allez!, je m'énerve. Sur le pyjama tout propre en plus!

    -Et bleu, rajoute Brian, mort de rire.

    -Oh ça va, commence pas toi!

    -Ok, ok!, répond-il en levant ses deux mains en l'air.»

    Il se lève et part se préparer tandis que je reste toute seule dans le salon à finir mes tartines, dont je ne sens même pas le goût tellement je les avalent vite.

    Une fois mon repas englouti, je monte à l'étage afin de me préparer.

     

    ***

     

    «Ah ben enfin! C'est pas trop tôt!

    -Oh ça va Alex, je réplique. Je pense que ça t'ai déjà arrivé d'être en retard.

    -Bon, grouille-toi, il est huit heures moins sept.»

    Au moins, je sais l'heure et la minute précise. Vive la nouvelle technologie et les téléphones portables modernes.

    Nous nous mettons en route sans plus tarder, non pas à deux mais à trois.

    Au moment où nous franchissons la grille, la première sonnerie de la journée retentit dans tout l'établissement, et nous nous dépêchons de retrouver chacun notre classe. Moi, je pars directement vers l'ascenseur puisque j'ai toujours mes béquilles malgré le fait que ma foulure guérit vite.

    Par chance, je n'arrive pas en retard à mon cours de mathématiques.

     

    ***

     

    «Alors, comment ça s'est passé avec Brian?, me demande Rose.»

    Nous sommes toutes les deux, Alycia et Émilie parlent et rigolent entre elles, et Manon discute avec son meilleur ami, Thibault d'après ce qu'elle m'a dit lundi lorsque nous avons discuté à midi.

    -Mal au début, mais à peu près bien à la fin.

    -Vas-y, raconte-moi tout!»

    Je lui raconte toute mon après-midi de A à Z, en commençant par le bronzage, puis la dispute qui a précédé la bataille d'eau, l'arrivée de la famille de Brian, le repas, sans oublier le moment où nous avons chanté moi et Jess et la fin de soirée.

    «Donc avec Brian vous êtes amis maintenant?

    -À vrai dire, je sais pas trop. Il s'est excusé, je lui ai pardonné, puis nous avons fait connaissance, mais bon, je ne sais pas si on peut parler d'amitié. On s'entend juste à peu près bien, mais ce n'est pas de l'amitié.

    -Je comprends.»

    La sonnerie retentit et je me mets à râler.

    «Oh non! Pff, j'ai pas envie de retourner en cours!

    -Tu crois que j'ai envie d'y retourner moi? Mais bon, que veux-tu que j'y fasse?»

    Sur ce, nous retournons en classe, pas dans la plus grande joie.

     

    ***

     

    À midi, je retrouve Manon pour manger, Rose, Alycia et Émilie mangeant à treize heures aujourd'hui. Je décide de prendre des crêpes au fromage en entrée, de la ratatouille et du riz avec du poisson pané en plat principal, et un yaourt en dessert afin que ce soit assez équilibré. Je m'installe en face de mon amie.

    Nous discutons de ce que nous avons prévu ce week-end, sachant que moi, mon agenda est vide ce week-end. Comme je suis encore dispensée de sport, je ne peux pas faire danse samedi matin. Elle me dit qu'elle est invitée chez des amis de ses parents à Orléans.

    Après avoir fini ma crêpe au fromage, je commence à mettre du citron sur mon poisson et je le goûte. Son goût me reste en travers de la gorge.

    «Qu'est-ce que tu as? Tu t'étouffes?, me demande Manon, inquiète.

    -Non, j'ai mangé trop de citron d'un seul coup, dis-je en faisant une grimace. Ah punaise, c'est acide, c'est dégueu, ça pique la gorge, ça me donne envie de vomir.

    -Mange du riz et de la ratatouille, ça va faire passer le goût, me conseille-t-elle.»

    Je m'empresse de suivre son conseil et je prend une bouchée de ratatouille. Au bout de quelques bouchées, le goût acide est parti.

    Alors que je mange mon dessert, le yaourt loupe ma bouche et tombe sur mon jean.

    «Putain, ça m'énerve!!, crie-je en m'essuyant pour éviter que ça fasse une tâche.»

    Manon me regarde sans faire de commentaire. À mon avis, elle a compris que je n'étais pas d'une humeur des plus joyeuses aujourd'hui.

    Après ce petit incident, nous continuons notre conversation puis nous sortons du self, rassasiées.

    À douze heures quarante-cinq, nous retournons en cours.

     

     

     

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