• Chapitre 24

    Je suis désolée de ne pas avoir pu poster ce chapitre dimanche, mais le chapitre n'était pas du tout prêt. Je viens de finir de l'écrire et je peux vous dire qu'il s'agit du plus long chapitre de DanceLife à ce jour puisqu'il fait presque 2500 mots. C'est aussi une des rares fois où je poste le chapitre en premier sur le blog et non sur Wattpad car il ne veut pas fonctionner.

    Je pense que le chapitre 25 arrivera dimanche, malgré le retard qu'il y a eu pour celui-ci.

    Je voudrai aussi vous remercier car il y a eu près de 1 000 lectures et 150 votes sur Wattpad depuis le début, ce qui est énorme pour moi!

    Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture!

    Et n'oubliez pas de dire ce que vous en pensez!

     

    Chapitre 24

     

    Chaque jeudi en première heure de l'après-midi, j'ai anglais. Je sais d'ores et déjà que je vais passer une mauvaise heure puisque mon camarade de droite n'est autre que Tristan, la personne responsable de la bosse sur mon front qui date de vendredi dernier. Certes, il a déjà été à côté de moi lundi matin, mais il était tellement crevé qu'il était resté en état de demi-sommeil durant tout le cours sans m'adresser la parole, et heureusement pour lui d'ailleurs.

    Comme à chaque fois, il fait partie des dernières personnes à rentrer dans la salle. Autant vous dire qu'il prend tout son temps. Il s'assoit à côté de moi et après une dizaine de minutes me dit :

    «Alors, ça va mieux la maladroite?

    -Qui, dis-tu? La Maladroite? Jamais entendue parlée de cette fille! La pauvre, ça doit être compliqué pour elle. Avoir comme prénom La et comme nom de famille Maladroite. Sinon, moi je m'appelle Lou Sullivan, ta voisine de classe d'anglais, à ce qu'il paraît.

    -Ah ah, très drôle!, dit-il en faisant une grimace.»

    Et il se tait. Si on me regarde je peux paraître calme, en faisant juste un petit sourire pour lui montrer que j'ai gagné contre lui cette fois-ci, mais à l'intérieur de ma tête, ce n'est pas du tout la même chose. Les feux d'artifices pètent dans toute ma tête, je m'imagine en train de danser comme une folle sur Shake It Off de Taylor Swift, avec d'autres filles qui sortent de nulle part, tandis que lui, se demande ce qu'il se passe, l'air inquiet, dépassé par la situation dans laquelle il se trouve.

    «Je ne vous dérange pas mademoiselle Sullivan?»

    Je sursaute et je regarde à droite de mon bureau. Mon professeur d'anglais est juste devant moi.

    «Non, non, pas du tout, je réponds en faisant un sourire.

    -Si vous voulez bien attendre d'être chez vous pour faire la sieste, ça m'arrangerai.»

    Et il poursuit son cours. J'entends Tristan qui rigole en silence. Je J'aurais dû être en colère face à sa réaction, mais il suffit que je le regarde pour changer d'avis. Je ne peux pas m'empêcher de repenser à ma pensée musicale de tout à l'heure, ce qui me fait rire. Il se tourne vers moi et me scrute du regard avec incompréhension, comme si j'étais une personne tout droit sortie d'asile, ce qui me fait encore plus rire, et j'essaie tant bien que mal de le cacher pour éviter de me faire remarquer une seconde fois. Je finis par me calmer au bout d'un certains temps.

    Le cours se termine et je sors de la salle. Une fois dans les couloirs, alors que je veux rentrer dans mon cours de chimie, un bras me retient et Tristan se met face à moi :

    «Je peux savoir pourquoi tu riais tout à l'heure?»

    Rien que de le voir, je me remets à rire. Je suis tellement hilare que je n'arrive plus à parler et j'ai du mal à respirer.

    Il finit par s'en aller, me prenant sans doute pour une folle, et je peux tranquillement aller à mon cours.

    La chimie et moi, c'est comme toutes les autres matières scientifiques, ça fait deux. Je ne supporte pas ces formules compliquées et ces expériences plus bizarres les unes que les autres. Comme il s'agit des deux dernières heures de cours de la journée avec, heureusement, une récréation de quinze minutes qui coupe le cours en deux, je sens qu'il ne va pas falloir me chercher.

     

    ***

     

    Je sors à dix-sept heures de la salle, énervée, manquant de tomber et de m'étaler de tout mon long dans le couloir en marchant vite avec mes béquilles, qui ne me servent pas à grand chose. Je vais dans l'ascenseur et j'appuie sur le bouton 0. Il m'amène au rez-de-chaussée et une fois que les portes s'ouvrent, je sors en coup de vent.

    Je franchis à peine la porte de sortie de l'établissement que quelque chose me retient et je manque de perdre l'équilibre.

    «Je peux savoir pourquoi tu riais tout à l'heure?»

    Je relève la tête et je vois qu'il s'agit de Tristan. Je le regarde et je m'exclame :

    «Tu vois là, ce n'est pas le moment. Je préfère pas parler à des idiots, sinon je sens que je vais encore plus m'énerver. Alors laisse-moi tranquille!»

    Il lâche mon bras qu'il avait tenu jusque-là et je m'en vais, toujours aussi furibonde. La chimie est un des cours que je déteste le plus au lycée, et je suis toujours de mauvaise humeur à chaque fois que j'en sors. Mais cette fois-ci, je le suis encore plus : l'enseignante nous a donné un devoir surveillé en classe la semaine prochaine, la veille du jour des vacances de la Toussaint, sur une leçon où j'ai compris peu de choses. La plupart des élèves de ma classe ne comprennent pas les leçons de ce cours, non pas parce qu'ils sont nuls, mais plutôt à cause de cette professeur. Je sais d'ores et déjà que j'aurai une note en dessous de la moyenne, même si je révise.

    Je pensais que les professeurs allaient être sympatiques et nous mettre moins de devoirs, mais apparemment je me suis trompée, comme à chaque fois.

    Je continue à marcher, et je vois de plus en plus de personnes sortant du bâtiment. Je me fais la promesse que si quelqu'un vient m'embêter, j'enfonce sa tête dans le mur.

    Je franchis les grilles du lycée, mais un bras m'arrête dans ma lancée.

    «Quoi?, crie-je en me retournant.

    -Hé!, me dit Brian.»

    Il ne lâche pas mon bras et me tire quelques mètres plus loin, dans un endroit plus calme, tandis que j'essaie de me débattre et de partir, mais sans succès car Brian est un des ses hommes musclés qui ne se laisse pas faire.

    «Lou, calme-toi! Qu'est-ce qu'il t'arrive?

    -Rien, je dis en lui jetant un regard noir.

    -S'il n'y aurait rien, tu n'aurais pas été à deux doigts de me foutre ton poing dans la figure. Alors je répète ma question, et tu vas y répondre sérieusement: qu'est-ce qu'il t'arrive?»

    Je souffle, voyant qu'il ne laisserait pas tomber l'affaire. Je le regarde et je lui dit :

    «Cours de chimie.»

    Il me lance un regard étonné avant de me demander :

    «C'est la chimie qui t'a mis dans cet état-là? Cette matière t'énerve à ce point?

    -Ne m'en parles pas! Tout ce qui est matière scientifique, ce n'est pas pour moi.

    -Pourtant, il y a certaines choses qui sont faciles. Tu es sûre que tu fais des efforts pour comprendre?

    -Évidemment que j'en fais des efforts! Tu m'a prise pour une cancre?

    -Bien sûr que non!

    -Je te jure Brian, à chaque leçon, à chaque cours, j'essaie de comprendre, mais à chaque fois je n'y arrive pas.»

    Je m'assois par terre, contre le mur du lycée, n'en pouvant plus de rester debout et en ayant marre. Je vois Rose de loin, avec Alycia et Émilie, mais je ne pense pas qu'elle m'a vu.

    Brian s'assoit lui aussi, à côté de moi, et me dit :

    «Tu sais, me dit-il, suivant les personnes, il y a des choses qu'on comprend plus facilement et d'autres qu'on a du mal. C'est ce qu'on appelle les points forts et les points faibles. Toi, ton point fort c'est les matières littéraires, c'est pour ça que tu as choisi L. Moi c'est les matières scientifiques, c'est pour ça que j'ai choisi S. Mais il faut que tu retiennes une chose : quelque soit la matière que tu apprends et qu'on t'enseigne, il ne faut toujours essayer de faire le maximum pour comprendre et ne jamais baisser les bras.»

    Je le regarde, et pour la première fois depuis de nombreuses heures, je souris.

    «Merci, je murmure.

    -De rien».

    Il se lève puis il me tend la main pour m'aider à me relever, tout en me disant que mes amies m'attendaient. Je l'attrape et je me retrouve sur mes deux jambes en une seconde. J'allais partir, mais il me dit :

    «Et tes béquilles? Tu comptes les laisser là, toutes seules, et les abandonner?»

    Je ris à sa remarque et je les reprends.

    Une fois arrivée à la hauteur de Rose, elle me demande ce que je faisais avec Brian, ce à quoi je réponds que je discutais un peu en l'attendant.

    Néanmoins, malgré ma discussion avec Brian, ma mauvaise humeur est toujours présente, bien qu'elle se soit un peu atténué.

    Une des qualités de Rose est le fait qu'elle remarque tout de suite mon humeur, que je sois enthousiaste, en couleur ou triste, d'après mes yeux, mes paroles et mon comportement m'a t-elle dit.

    «Comme je vois que tu es de mauvaise humeur, j'ai quelque chose à te proposer, me dit-elle.

    -Et qu'est-ce que t'as à me proposer?

    -Ha ha! Surprise! Allez, on va passer chez toi et tu prendras des affaires de sport.

    -Mais je suis dispensée de sport, tu t'en rappelles?

    -Pour ce sport là, tu n'a pas besoin de tes jambes, seulement de tes deux mains et de force. Tu en profiteras pour avertir tes parents que tu rentreras vers dix-neuf heures trente voire vingt heures.»

     

    ***

     

    Nous nous arrêtons devant un bâtiment blanc, pas très haut. Juste au dessus de la porte, il y a écrit «Boxe Club Parisien». Surprise, je lui demande :

    «Tu m'as amené dans un club de boxe?

    -Ouais, me répond-elle. Comme ça tu vas pouvoir te défouler sur un punching ball et non sur les gens.»

    Nous rentrons dans le club. Devant nous se trouve un couloir et Rose se dirige sans hésitation vers la porte se situant tout au bout, aboutissant à une grande salle où sont dressés des rings et des punching ball.

    Rose s'avance vers un homme de grande taille et très musclé, à qui elle se met à parler :

    «Salut Max!

    -Hey Rose, ça va?

    -Très bien et toi?

    -Super. Je ne t'ai pas vu samedi dernier.

    -J'étais chez une amie que j'ai amené ici donc je ne suis pas venue. Max, je te présente Lou, et Lou voici Max. C'est un entraîneur de boxe hautement qualifié.

    -Ravi de te connaître Lou.

    -Max, tu peux lui donner un petit entraînement afin qu'elle puisse se défouler?

    -Je n'en ai pas besoin, je riposte.

    -Oh que si tu en a besoin. Heureusement que Brian t'a arrêté et t'a dit de te calmer, sinon tu aurais déformé le visage de la prochaine personne que tu aurais croisé. Alors Max, tu es d'accord?

    -Évidemment que je suis d'accord. Allez vous changer et on se retrouve ici dans cinq minutes pétantes.»

    Une fois changé, je reviens dans la salle principale. Max me place devant un punching ball et me dit de suivre ses explications durant toute la séance.

     

    ***

     

    Je ressors du club essouflée et très fatiguée par ce cours de sport. Je regarde mon téléphone pour savoir l'heure. Il indique dix-neuf heures trente-huit. Comme ce sont les parents de Rose qui me ramènent chez moi, j'en profite pour demander des explications à mon amie :

    «Pourquoi tu ne m'a pas dit que tu faisais de la boxe?

    -Je pense que tu m'aurais pas cru et tu m'aurais sans doute prise pour un monstre, me répond-elle en riant.

    -Évidemment que si je t'aurais cru, et je ne t'aurais prise en aucun cas pour un monstre. Depuis combien de temps tu en fais?

    -Depuis le début du lycée. Lorsque je suis rentrée en seconde, j'étais souvent de mauvaise humeur, voire de très mauvaise humeur. Je criais sur mes parents, j'hurlais sans arrêt, j'avais de très mauvais notes, et je n'arrivais plus à contrôler mes sauts d'humeurs.»

    Elle s'arrête de parler et ses yeux commence à être humides.

    «Un jour, j'étais tellement à bout que je me suis mise à pleurer. Je ne voulais plus de rien, je n'avais plus envie de rien, je me sentais faible. À cette époque, Dylan vivait encore à la maison et celui qui faisait le plus attention à moi. Il a vite vu que je n'allais pas bien et que je mon état se dégradait au fil des jours. Lorsqu'il a vu que je ne voulais pas bouger de mon lit et que j'avais les yeux rouges et gonflés, il a tout de suite appelé le docteur. C'était une dépression. Dylan a alors eu l'idée de m'inscrire au club de boxe afin de pouvoir contrôler ma colère. Peu à peu j'ai su remonter la pente.»

    Durant son discours, elle a parlé d'une toute petite voix triste. Je la prend dans mes bras et elle se met à pleurer à chaudes larmes sur mon épaule. Je n'avais jamais vu Rose dans cet état-là. Je la console et la réconforte, et au bout de quelques minutes elle se calme. Les gouttes salées arrêtent de tomber de ses yeux et elle me murmure un «merci» en guise de remerciement.

    Ses parents finissent par arriver et me ramène chez moi.

     

    ***

     

    Cher journal,

    Aujourd'hui a été une journée riche en mauvaise humeur à cause de cette professeur de chimie qui nous a collé un devoir surveillé le jeudi avant les vacances. Génial, super, hip hip hourra! Faîtes péter le champagne!

    Note bien que ceci était de l'ironie, je n'aime en aucun cas la chimie!

    Brian a réussi à calmer un peu ma mauvaise humeur. Il est très sympa quand il veut et je le remercie de m'avoir aidé.

    Et puis, j'étais tellement énervée que Rose a décidé de m'amener dans un club de boxe. J'ai enchaîné les coups sur le punching ball. Je frappais tellement fort à la fin que j'en ai encore mal aux mains. Cependant, ça m'a permis de me défouler et de me vider la tête, et mine de rien, ça fait un bien fou!

    Rose m'a aussi avoué que cela faisait depuis la seconde qu'elle en fait. Cela l'a aidé à guérir d'une dépression. D'ailleurs, rien qu'à en parler, elle en était encore toute chamboulée la pauvre. Je ne l'avait jamais vu pleurer et aussi triste.

    Je le savais déjà mais cette fille est forte et elle fait face à tous les obstacles qui sont sur son chemin. Et je suis contente de l'avoir rencontrée et qu'elle soit parmi mes amies. Je pense même que c'est ma meilleure amie.

     

    ***

     

    «Et bien dis donc! Tu as faim ce soir!, dit ma mère. Qu'est-ce que tu as fait pour avoir aussi faim?

    -De la boxe, je réponds.

    -De la boxe?

    -Ouais. Lou me trouvait de mauvaise humeur et m'a amené faire un cours avec son prof pour me défouler.

    -Je comprends d'où vient ton appétit d'ogre.»

    Le repas à peine fini, je monte dans ma chambre car je suis très fatiguée. Le sport, ça donne faim, mais ça fait aussi tomber la fatigue.

    Je me jette sur mon lit et je m'endors quelques minutes plus tard.

     

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